Prestation de serment du Président Congolais

Prestation de serment du Président Congolais

Le moment est venu pour officiellement, légalement et publiquement prendre un départ nouveau. La prestation de serment du président de la République, sacré vainqueur des élections présidentielles du 14 mars au Congo Brazzaville, par la cour constitutionnelle à plus de 94% des suffrages enregistrés au stade de la concorde. Ce serment, à la fois acte de droit et moment de mise en scène solennelle de la volonté du souverain primaire, cristallisera une étape-clé: la naissance officielle et magistrale de son nouveau mandat présidentiel. Pour le maitre ATIGAH DAH KANA, Denis SASSOU NGUESSO s’engage devant la nation et le monde.

Constitutionnellement, le serment présidentiel n’est pas un simple rituel. C’est un engagement solennel, devant la Nation, à respecter la Constitution et à servir l’intérêt général du pays. En l’occurrence, la confirmation de la réélection de Denis SASSOU NGUESSO par la Cour constitutionnelle achève la phase de contrôle des résultats électoraux et pose la pierre angulaire de la légalité de son mandat. A partir de ce moment, le serment devient le moment inaugural : la promesse écrite, désormais prononcée à voix haute, range le passé électoral dans la sphère des faits accomplis et ouvre la page du gouvernement.


En 2021, c’est au Palais des congrès, situé à Brazzaville, que Denis Sassou N’Guesso avait été investi pour son quatrième mandat consécutif. La cérémonie avait alors revêtu une dimension magistralement étatique, avec la présence de plusieurs Chefs d’Etat africains, de hauts responsables diplomatiques et des délégations internationales. Le choix du site, la mise en scène, la musique officielle et la diffusion nationale avaient transformé un acte constitutionnel en grand spectacle politique. L’événement du serment de 2026 renoue avec cette logique : laisser entendre qu’une alternance de mandat n’est pas une rupture, mais une continuité mise en scène par le pouvoir politique.

denis sassou nguesso serment 16 avril

Le choix du Stade de la concorde à Kintélé n’est pas anodin. Ce complexe sportif, véritable centre olympique national, a été conçu comme un symbole d’émergence, d’unité et de modernité. En y tenant la cérémonie d’investiture, les autorités politiques lui donneront une double fonction : temple du sport et théâtre de l’Etat. Kintélé, une commune du Département de Brazzaville, avec ses infrastructures monumentales, ses gradins et sa vocation internationale, deviendra le cadre d’une scène où le pouvoir se montre à la fois puissant et organisé, souverain et maître de l’agenda national, renvoyant à la concorde nationale qui est une vertu signifiant l’entente, l’harmonie et la paix entre les différentes composantes d’une Nation, ce que sera le Congo à la Concorde.

Le serment présidentiel est, à la lettre, un acte constitutionnel. Il est formalisé par un texte juridique, inscrit dans une procédure et relève d’une compétence précise. Mais, politiquement, il devient un moment de narration nationale. A Kintélé, le décor, les discours, les salves protocolaires, les images qui seront transmises à la télévision et sur les réseaux sociaux, participeront à présenter le Président de la République, non pas seulement comme un garant de l’ordre juridique, mais aussi comme un personnage central de l’histoire nationale. Le fait que ce serment aura un sens très magistral, renvoie cet évènement à une dualité : gravité du serment mais aussi grandeur calculée de la mise en scène de l’unité d’une Nation.

L’investiture, même validée par la Cour constitutionnelle, n’échappera pas aux débats. Les partis d’opposition, certains analystes sections de la société civile continueront de questionner la transparence du scrutin et la signification de la réélection. Pour d’autres, au contraire, le mot d’ordre sera à la stabilité : il s’agit, désormais, de passer du temps de la compétition à celui de l’exécution, comme l’ont fait certains candidats malheureux qui n’ont pas hésité de féliciter le Président réélu. Le serment deviendra alors un point de cristallisation : pour certains, un gage de continuité rassurante ; pour d’autres, le signe d’une consolidation durable d’un système politique particulier.

Quel que soit le regard porté sur le résultat électoral, le serment du 16 avril sera juridiquement, le moment où démarre officiellement le nouveau mandat. Entre le Stade de la concorde et la Cour constitutionnelle installée temporairement sur le tapis vert, le Congo‑Brazzaville reconduira une logique bien connue : consolider la légitimité par le droit, tout en amplifiant son image par la mise en scène politique. Comme le Pape qui, depuis le balcon de la Basilique Saint Pierre de Rome, ne se contente pas de bénir, mais se montre aussi comme un personnage central de l’Eglise et de l’histoire, Denis SASSOU NGUESSO, depuis le podium dressé au Stade de la concorde, s’engagera et se présentera lui-même à la Nation, au peuple et au monde, comme celui qui incarne à la fois l’Etat, la continuité et le
projet politique du Congo pour les années à venir.

Maître ATIGHA DAH KANA
Doctorant en Droit et Politologue

Alliamore NKABA ATSAMA

Consultant en Marketing et Communication, je suis un jeune qui aime son pays (le Congo) et passionné par les nouvelles technologies. Depuis plus de sept ans j’interviens dans plusieurs entreprises en Afrique (Congo, Sénégal, Gabon, Côte d’Ivoire) et en Europe (Espagne, France, Belgique). Ekolo242 est un projet qui me permet d’apporter ma pierre à la construction de ce Congo dont nous rêvons. CV >>> urlr.me/Wx2zT <<< Bonne Lecture et n’hésitez pas à contribuer par vos commentaires !!!

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